Christophe Bouillon, député de la circonscription, s'est rendu hier, en compagnie de Jean-Louis Claudet, Maire de Yainville, au tribunal de commerce apporter son soutien aux 64 salariés de l'usine Nouvelles Savonneries de France (NSF) de Yainville.

La décision du tribunal de prolonger le délai d'observation pour permettre le dépôt et l'étude de deux dossiers de reprise de l'entreprise est un premier soulagement.

Les salariés sont peut-être en passe de sauver l'entreprise : Le tribunal de Commerce de Rouen, s'est en effet prononcé mardi pour la continuation de l'activité jusqu'au 31 mars prochain, et l'administrateur judiciaire a confirmé que deux repreneurs sérieux étaient sur les rangs.

Reprise en juin 2006 par le groupe français Unhycos, spécialisé à Pierrelaye (Val d'Oise) dans le négoce international de produits d'hygiène et de beauté, NSF était encore menacée de fermeture définitive fin octobre, suite à la décision de la direction de jeter l'éponge. Mais les représentants du personnel de cette usine spécialisée avec 64 salariés à Duclair, en Seine-Maritime, dans la fabrication et le conditionnement de savons et crèmes lavantes, avaient réussi à convaincre leur direction, puis le tribunal de Commerce de ne pas la mettre en liquidation et de lui accorder un premier sursis de plus de deux mois.

Ils estimaient en effet que « la plus grande usine de savon d'Europe » pouvait être viable, avec un investissement de modernisation, le versement du soutien financier promis par l'Etat et l'aide des collectivités territoriales. Ces dernières sont d'ailleurs intervenues avec l'apport conjoint de quelque 500 000 euros de la part du conseil régional de Haute-Normandie et du conseil général de Seine-Maritime.

Les repreneurs potentiels ont jusqu'au 22 février pour déposer leurs dossiers, « sachant que l'outil industriel du site permet également, même si ce n'est pas le cas aujourd'hui, de fabriquer des produits sous forme liquide, des détergents, des cosmétiques et qu'il dispose d'une unité de distillation de glycérine », précise Yannick Bersoult, représentant de la CFDT dans l'entreprise.

« Les salariés déjà habitués malheureusement à ces périodes d'angoisse et de flottement, dit le communiqué de Christophe Bouillon, car la savonnerie a déjà connu de nombreux tumultes.
Au delà des démarches entreprises en commun avec le maire depuis les difficultés de l'entreprise, être aux côtés des salariés était aussi un témoignage fort du souci de l'emploi dans cette partie de la vallée de la seine, et de la richesse que constitue NSF, qui est une des dernières savonneries d'Europe. »