Didier Marie fait part de sa très vive opposition à de telles mesures qui vont à l'encontre de l'intérêt des élèves.

« ''La carte scolaire est la traduction, en actes, d'une politique budgétaire dénoncée avec force depuis plusieurs années. Elle se concrétise par des suppressions massives de postes, de classes et de moyens. La où la situation nécessiterait une politique ambitieuse, le Gouvernement nous impose aujourd'hui des diminutions drastiques de moyens.'' »

Didier Marie et Sébastien Jumel, (Vice-Président chargé de l'éducation), regrettent vivement que l'éducation ne figure pas au rang des priorités du Gouvernement.

L'annonce de 103 fermetures de classes maternelles et élémentaires, le retrait des moyens contre l'illettrisme, la disparition programmée des CLIS avec cette année 27 fermetures, la suppression de l'équivalent de 91 postes dans les collèges sont autant de mauvais coups portés à l'éducation de nos enfants.

Didier Marie rappelle que l'académie de Seine-Maritime est une de celle qui compte le plus de personnes sans diplôme, avec un taux record de non diplômés parmi ses demandeurs d'emploi, un taux de réussite au brevet et au bac inférieur à la moyenne nationale, etc.

Devant ces coups de butoir chaque année répétés, Didier Marie demande au Gouvernement :

  • un retrait des mesures à l'ordre du jour du CDEN du 8 février
  • un plan global de rattrapage sur 5 ans établi en concertation avec les organisations représentatives syndicales, les associations de parents d'élèves et les collectivités locales concernées.

« Au moment où le nombre d'enfants dans les classes commence à s'assouplir, il faut profiter de ce souffle pour créer de nouvelles chances pour nos enfants et redonner aux jeunes, et à leurs parents, l'espoir de ne plus leur brader l'avenir par de trop simples règles arithmétiques. »

Communiqué de presse de Camille Rotunno