Un nouveau propriétaire pour Paris-Normandie
Par bovita le vendredi 21 septembre 2007 à 16:53- Chez nous
Hersant cède Paris-Normandie et l'Union de Reims
Grandes manœuvres dans la presse française, où on a l'impression que les groupes financiers se partagent la France, comme si c'était un grand gâteau.
Après avoir vendu tous ses hebdomadaires normands à Ouest-France PubliHebdos (qui devient une espèce de roi de l'Ouest, seuls manquent à l'appel La Manche Libre et Le Courrier Cauchois, qui comme par hasard sont les 2 plus grands hedbos français en terme de vente, -est-ce le résultat de leur indépendance ?-), après avoir acheté La Provence, Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin et Marseille Plus, le Groupe Hersant Média se sépare de Paris-Normandie et de L’Union de Reims, mais encaisse le Dauphiné Libéré !
Le groupe EBRA possède maintenant une espèce de banane géographique sur la France allant de Strasbourg au Havre, tandis que Hersant possède tout le sud-est.
C'est sûr que les opérations ne sont pas terminées, suite donc, au prochain numéro.
Source : Interentreprises.com
par l'intermédiaire de Grand-Rouen.com
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Commentaires
Bravo à Comme une 76 comme à Grand Rouen pour la rapidité de l'info ! certains blogs = des médias dynamiques, dont la presse quotidienne régionale pourrait s'inspirer sur certains points, à mon avis
Ceci dit, 2 petites remarques :
- "les groupes financiers se partagent la France" ; rappelons quand même que les capitaux étrangers sont encore rares dans la presse quotidienne régionale (cela commence un peu et pourrait se développer, cela dit, ex Roularta dans le nord, ou l'espagnol Vocento ds le Midi). D'autre part il s'agit de groupes qui ont placé leurs capitaux en général uniquement dans les médias, donc pas des groupes capitalistiques au sens traditionnel - et souvent d'ailleurs péjoratif - du terme. Contrexemple : le groupe Dassault, qui selon moi correspond mieux à la définition de "groupe financier", puisque son capital est investi aussi bien ds les médias (Le Figaro) que ds l'aviation ou l'armement, a revendu récemment les titres qu'il possédait dans la presse quotidienne régionale.
En fait les groupes financiers classiques s'intéressent peu à la presse quotidienne régionale, car... elle est souvent peu rentable (à l'exception d'Ouest France), voire "dans le rouge"
- remarque plus secondaire : Le Télégramme de Brest, un quotidien édité à Morlaix sauf erreur, résiste à Ouest-France, avec lequel il est pourtant en concurrence dans le Finistère. Il finira peut-être par se faire manger, mais pour l'instant résiste....
Sessyl >Oui, tu as raison, ce ne sont pas des groupes financiers, au sens réel du terme, puisque, pour certains groupes, ils ne s'intéressent qu'à la presse, et que aussi, j'aurais dû dire DES groupes financiers, et non LES groupes financiers.
Ils n'empêchent pas moins, que certains groupes (au moyen de gros financements) se partagent ou veulent se partager le gâteau des quotidiens et des hebdos français.
De toute façon cette info a été démentie...
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