La filature Badin en liquidation judiciaire !

usine_badin.jpgLa filature Badin-Sartel, qui compte soixante-deux salariés, a été mise en liquidation judiciaire mardi soir par le tribunal de commerce de Rouen.
Les vastes bâtiments en briques rouges de la filature Badin, surmontés d'une grande cheminée, pourraient bientôt fermer. Mardi soir, le tribunal de commerce de Rouen a décidé la mise en liquidation judiciaire de l'entreprise Badin-Sartel avec autorisation de poursuivre l'activité pendant trois mois.

Mais Badin-Sartel est en cessation de paiement. Depuis la mi-décembre, l'entreprise spécialisée dans la fabrication de fil couleur coton ou acrylique ne produit plus. Ses carnets de commandes sont vides. Depuis septembre 2007, les soixante-deux salariés, qui ont souvent trente ans ou plus d'ancienneté, sont au chômage technique.

« Tout n'est pas forcément perdu. Il y a la possibilité de trouver un repreneur. Mais je n'y crois pas », a déclaré hier matin Nathalie Leboucher, directrice du site de Barentin, qui indique que la filature en France est une activité sinistrée, même si quelques-unes continuent encore à se battre.

Réactivée en 2003 sous le nom de Badin-Sartel après la faillite en 2003 de Mooster-Badin, l'usine de Barentin souffre d'une baisse des ventes, les clients préférant se fournir en produits fabriqués plutôt que d'acheter du fil. C'est la même situation que celle rencontrée il y a près de deux ans par la filature Gailliard à Barentin qui a fermé avec près de quatre-vingts salariés sur le site puis Deren, autre pan industriel de l'histoire de la filature à Barentin.

Beaucoup de salariés n'ont connu que la filature et, si elle ferme, leur espoir de reconversion est faible.