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mercredi 25 octobre 2006

Léonie n'ira pas en prison

A cinq jours, Léonie a été abandonnée par sa mère qu'elle ne reverra que 20 ans plus tard, pour un papier l'autorisant à se marier. « Je ne lui ai pas dit merci ».

Élevée par sa grand-mère, des études chez les bonnes sœurs, perd son fiancé à la guerre, quand elle a 18 ans. Ce qui ne l'empêchera pas de mettre au monde huit enfants, dont trois mourront en milieu hospitalier ce qui, selon les experts, pourrait expliquer le fait qu'elle ait toujours tenu à en soustraire Florence.

Léonie n'a pas eu la vie facile, mais elle ne se plaint pas !
Elle avait trouvé en Florence, sa fille, lourdement handicapée, une « raison de vivre » d'après les expert.
C'est pourquoi, ce jour de juillet 2004, où elle a pendu sa fille, reste inexpliqué.

L'avocate général, Delphine Mienniel, réclamera cinq ans avec sursis, arguant du fait qu'« On ne peut pas légitimer un tel acte quelque soit les circonstances. Elle n'avait pas le droit de tuer sa fille. Ne pas le reconnaître, c'est laisser la porte ouverte à tous les débordements.
Par conséquent, Léonie, même si elle s'occupait de sa fille, n'avait aucune légitimité à lui retirer le droit à la vie. Ces faits sont une violation à la législation. A défaut, toute personne dans la situation de Florence serait en danger. C'est pourquoi je vous demande de reconnaître coupable Léonie ! ».

Les jurés ont donné deux ans avec sursis.


http://www.m6.fr/cms/display.jsp?id...
Nouvel Obs ici
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Le Figaro
http://www.armees.com...
Génétique
le mague
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ou mon billet Une octogénaire devant les assises

vendredi 20 octobre 2006

Une octogénaire devant les assises

Une mère comparaîtra lundi matin devant la cour d'assises de Seine-Maritime pour avoir mis fin aux jours de sa fille handicapée en juillet 2004 à Tancarville, près du Havre.

Les débats doivent se dérouler sur deux jours et seront présidés par Michel Gasteau. Me Jean-François Titus assurera la défense de Léonie, 80 ans, qui comparaît libre et qui est mise en examen pour "homicide volontaire sur personne vulnérable". Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Le 31 juillet 2004 à son domicile, une petite maison située à Tancarville, elle est accusée d'avoir mis fin aux jours de sa fille Florence, 42 ans, hémiplégique, aveugle et grabataire.

Ce jour-là, l'octogénaire, qui assumait seule la charge de sa fille depuis plusieurs années et qui ne supportait plus de voir cette dernière souffrir, l'avait étranglée en lui passant une corde autour de son cou et en la faisant basculer de son lit médicalisé. Elle avait ensuite alerté les gendarmes.

Selon Me Titus, plusieurs témoins se succèderont à la barre pour expliquer que sa cliente « n'est pas une criminelle, mais une femme qui a tout sacrifié pour sa fille ».

(AP)